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Le modèle Picasso pour lutter contre la procrastination

28 novembre 2016
  • Optimiser son temps

Comment définir la procrastination ?

La procrastination consiste à remettre sans cesse à plus tard une tâche que l’on pourrait faire tout de suite, pour finalement la faire au dernier moment et dans l’urgence. Quelles sont les causes de la procrastination ? Tout d’abord, il y a le manque d’envie et de motivation. Mais surtout, il y a cette angoisse devant la complexité de la tâche : on ne sait par quel bout la prendre, ça a l’air compliqué et on attend donc le moment où notre esprit sera le plus disposé à y arriver. Même si ce moment ne vient jamais. La procrastination est catastrophique pour certaines personnes, car ces dernières, finalement, se retrouvent à devoir faire dans l’urgence un travail déjà jugé trop compliqué quand elles avaient le temps.

Comment Picasso faisait-il pour peindre ses toiles ?

Ce célèbre peintre a frappé les esprits par l’originalité de ses tableaux. Mais il avait une méthode particulière pour les peindre : il ne commençait jamais par un bout, mais il traçait d’abord les grandes lignes. Il savait que ce ne seraient pas les lignes finales, mais justement, le fait d’aller vite et de tracer grossièrement lui donnait la possibilité ensuite de modifier, d’ajuster.
Après les grands traits, viennent les couleurs. Les tons et les nuances permettent d’affiner la pensée de l’artiste, de rendre plus concrète une image, de dessiner des traits plus clairs. L’artiste supprime, ajoute, masque, pour ajuster son tableau.
Enfin, Picasso arrivait à une troisième étape où il ne faisait plus de grandes modifications. Il se contentait de peaufiner l’arrière-plan, de modifier l’éclairage et de préciser les figures. Il en arrivait ainsi à sa production finale, une fois la décision prise d’arrêter. En effet, l’artiste aurait pu aller plus loin : un tableau n’est jamais terminé, et l’image en serait complètement différente.

Comment appliquer cette méthode pour soigner la procrastination ?

La personne portée à la procrastination peut tout à fait s’inspirer de cette méthode. Le dossier ou la tâche compliquée à réaliser correspond au tableau. D’abord, il faut se poser la question suivante : à qui est destiné ce travail, qui le lira ? Exactement comme pour l’artiste qui veut réaliser son tableau en faisant passer un message précis. Il faut dans un premier temps en tracer les grands traits, donc écrire les idées principales, de façon assez générale, quitte à préciser plus tard ou à en supprimer. Ensuite, il faut émettre des idées secondaires, comme pour un brouillon : c’est justement ce que faisait Picasso quand il peignait les lignes et les couleurs. Il ne faut pas hésiter à trop en mettre : le brouillon sert aussi à éliminer, plus tard, le superflu. C’est la phase la plus dense de la production : coucher sur le papier un maximum d’idées, les développer, les nuancer.
Arrive enfin la troisième phase, où l’artiste ne fait plus que des modifications mineures. Le dossier est presque prêt, il ne reste plus qu’à changer certaines tournures de phrases, la mise en forme, la place des images ou des graphiques… Enfin, il faut prendre la décision d’arrêter, comme pour une toile : le mieux est l’ennemi du bien.

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