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L'histoire du Paris Roubaix

7 avril 2017
  • Tout sur le temps

En 1895, deux industriels ont l’inspiration d’une course d’un jour partant de Paris et arrivant dans leur vélodrome, chez eux à Roubaix. Un an plus tard, le 19 avril, la chaussée est médiocre, le temps est de saison, et la course est déjà une légende avant même d’être une classique: le Paris-Roubaix est né!

La légende des hommes
Surnommée l' »enfer du Nord » ou encore « la dure des durs », cette course cycliste s’est disputée tous les ans jusqu’à nos jours interrompue seulement par les deux guerres mondiales.  Si vous n’êtes pas un individu simple, besogneux, dur au mal, généreux, vous ne serez jamais un coureur pour Paris-Roubaix. Entrer dans la légende c’est avant tout entrer dans le vélodrome, finir la course, avec humilité. Les premières lignes d’histoire graveront sur la pierre les noms des extraordinaires frères Pelissier, de Louis Trousselier ou du formidable Octave Lapiz. Les années d’entre-deux-guerres prendront un fort accent belge avec Gaston Rebry dit « le bouledogue », Julien Vervaecke ou encore George Ronsse.

La légende des champions
Après 1945, dans une Europe qui se reconstruit, le cyclisme devient un sport roi. Si la première guerre lui a affublé le sombre surnom « d’enfer du Nord », la course Paris-Roubaix se rêve plutôt d’être couronnée comme la reine des classiques. Pour cela, elle a besoin d’un champion au palmarès unique. Elle a besoin qu’un cycliste hors-du-commun vienne prouver que ses couleurs, belles comme un arc-en-ciel, brillent encore sur son maillot déchiré et crotté. C’est « el campionissimo » Fausto Coppi qui s’en chargera en 1950. Louison Bobet mettra quelques années avant de l’imiter.
Puis viendra Merckx. Les années se suivent et le scénario se répète. Des coureurs de course d’un jour au sein d’équipes structurées écrasent un pavé qui s’amenuise autant que le suspens.  À sa suite, les Roger De Vlaeminck, Francisco Moser, Sean Kelly, Gilbert Duclos-Lassalle, Johan Museeuw ou encore Tom Boonen marqueront l’histoire de la plus grande des classiques.

La légende des pavés
Bernard Hinault détestait le parcours de Paris-Roubaix. Il ne concevait pas que l’on puisse rouler sur de telles routes. Et c’est aussi pour cela que le grand champion qu’il était gagnera en 1981. On lui remettra alors son trophée : un authentique pavé. Le même que ceux qui concourent à la magie de la course.
Le parcours est construit en secteurs pavés. Cela rend la course interminable, fait fondre un écart qui paraissait irrattrapable. Cela brise le dos, les bras autant que les cuisses ou les fessiers. Cela détruit les vélos. Cela se transforme en boue, en patinoire, en sol sec et blessant. Cela nécessite de la technique, de la force, de l’agilité, de la chance aussi. Pourtant, de nos jours, cela ne représente qu’un cinquième du parcours total, soit environ cinquante kilomètres. Une proportion moindre par le passé rendait la course trop roulante. L’introduction de routes de la région de Pévèle à partir de 1955 durcira progressivement la course. Aujourd’hui, les noms de la Trouée d’Arenberg, de Mons-en-Pévèle ou du Carrefour de l’Arbre résonnent autant que les exploits des champions cyclistes.

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